Et si « manquer de temps »
cachait autre chose ?
Revenir à l’essentiel
sans tout bouleverser.

Temps de lecture : 7 – 8 min

Avez-vous déjà répondu à cette question :
« Jusqu’à quel âge vous voyez-vous vivre en forme et en autonomie pour faire tout ce dont vous avez envie ? »

Cette question, je suis amenée parfois à la poser dans mes accompagnements.

Dans mon cas, j’ai 41 ans actuellement et ma réponse à cette question est 90 ans.

Ainsi, j’ai déjà vécu 14 965 jours.
Et Il me reste 17 885 jours.

La réalité devient soudain plus concrète, palpable. Qu’en pensez-vous ?

Mon expérience de vie, avec ses détours et ses arrêts forcés, m’a appris quelque chose d’essentiel : “ chaque jour où j’ignore ce qui compte vraiment est un jour que je ne récupérerai jamais. ”

Vivons-nous comme si le temps était illimité ?

Cela m’a amené à me demander combien d’entre nous vivons comme si le temps était illimité.

  • Nous repoussons. Nous attendons le bon moment. Nous procrastinons.
  • Nous travaillons dans des lieux qui ne reflètent pas nos valeurs.
  • Nous taisons ce qui compte vraiment.
  • Nous évitons les conversations difficiles.
  • Nous sacrifions l’essentiel pour l’insignifiant…

Et puis un jour, nous arrivons au bout … avec des regrets.

Les 5 regrets de fin de vie

Une infirmière australienne, Bronnie Ware, a accompagné des centaines de personnes en fin de vie. Elle a recensé les 5 regrets qui revenaient le plus souvent :

    1. « J’aurais aimé avoir le courage de vivre une vie fidèle à moi-même, plutôt que celle que les autres attendaient de moi »
    2. « J’aurais aimé ne pas travailler autant »
    3. « J’aurais aimé avoir le courage d’exprimer mes sentiments »
    4. « J’aurais aimé rester en contact avec mes amis »
    5. « J’aurais aimé me permettre d’être plus heureux »


Ce qui me frappe dans ces regrets, c’est leur nature commune.
Aucun ne concerne la performance, le statut ou la réussite matérielle.
Tous tournent autour de la même question : « Ai-je vraiment vécu MA vie ? ».
L’authenticité, faire tomber le persona. Les relations. Le courage d’être soi.

Le temps passe-t-il vraiment ?

Le temps perçu

Dans notre quotidien, nous tenons souvent pour une vérité première que le temps est fugitif, qu’il vole c’est-à-dire qu’il passe trop vite.

Mais si nous y sommes attentifs, le temps ne passe pas du tout en réalité. Il y a seulement un seul instant qui se renouvelle encore et encore avec une infinie variété.

Le secret du temps ?

Il n’existe que comme nous avons l’habitude de le penser.

Et voici ce que j’observe :

  • Nous agissons davantage pour éviter la souffrance que pour créer la sérénité.
  • Nous fuyons l’inconfort immédiat en sacrifiant notre bien-être à long terme.
  • Nous travaillons pour l’argent en oubliant pourquoi nous voulions cet argent au départ.
  • Nous courons contre la montre sans nous demander : vers quoi je cours ?

Conscientiser le temps qui reste ne vise pas à créer de l’angoisse.
Pour moi, c’est une invitation à intensifier notre présence dans chaque journée et à orienter nos choix vers ce qui compte vraiment.

Le temps n’attend pas que nous soyons prêts.

Questions pour des choix lucides

Les questions qui suivent, bien qu’inconfortables, me semblent essentielles.

  • Qu’est-ce que je repousse depuis des mois par peur, confort ou habitude ?
  • Quand ai-je pris ma dernière décision stratégique en étant véritablement reposé ?
  • Combien de fois par jour je fais semblant d’aller bien alors que je suis fatigué ?
  • Dans mon travail actuel, quel pourcentage de mon temps est aligné avec mes valeurs profondes ? …


Parce que notre temps de vie est défini, prévisible et en train de s’écouler.

Il n’est pas question de tout changer demain.
Il est question de commencer à vivre pleinement chaque jour et chaque instant.

Quelle serait votre première action face à votre temps précieux et compté ?

“ Puis, tu te surprendras à te demander : où sont passés mes rêves ?
Tu secoueras lentement la tête, murmurant : comme le temps a filé …
Et de nouveau, la question surgira : qu’ai-je fait de ma vie ?
Où ai-je enseveli les plus belles années de mon existence ?
Ai-je seulement vécu, ou bien ai-je simplement traversé le temps sans l’habiter ? ”

Dostoëvski

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